accueil > Actu'agrifood > Nos actualités > [ARTICLE] Sur quoi repose un projet Label Bas-Carbone en agriculture ? 🌱
Ce jeudi 24 septembre, l’Open Agrifood était présent lors de la visite de l’exploitation de Maxime Delorme, organisée par La Poste et Agoterra, dans le cadre d’un projet agricole visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à renforcer le stockage de carbone dans les sols.
Depuis 2023, l’exploitation de grandes cultures de Maxime est engagée dans cette démarche, en partenariat avec France Carbon Agri. Elle entre aujourd’hui dans sa 4e année de transition, avec 158 tonnes de CO₂ séquestrées ou réduites pour la deuxième année.
Après une première phase de diagnostic carbone et la définition d’un plan d’action, l’exploitation met en œuvre plusieurs leviers pour faire évoluer ses pratiques agricoles :
Un bilan carbone initial a été réalisé à l’année 0 du projet. Un nouveau bilan sera réalisé à l’année 5 afin de mesurer l’évolution des émissions de gaz à effet de serre et du stockage de carbone dans les sols.
Les crédits carbone générés sont calculés à partir de la différence entre les bilans carbone réalisés en année 0 et en année 5.
🎯 L’objectif fixé pour ce projet est d’atteindre 751 tonnes de CO₂eq sur 5 ans, après application d’un rabais de sécurité.
La démarche prend également en compte plusieurs indicateurs de pression sur la biodiversité :
Dans le cadre de la visite d'exploitation, deux ateliers consacrés à la structure et à l’érosion des sols ainsi qu’à la pesée de biomasse ont permis d’aborder concrètement plusieurs enjeux liés à la résilience des cultures.
🌱 Un sol structuré et riche en matière organique résiste mieux au ruissellement et conserve les éléments minéraux, là où un sol dégradé est moins capable de retenir ces éléments nutritifs nécessaires aux plantes.
🌿 La biomasse produite au champ participe également au cycle du carbone : le carbone capté par les plantes depuis l’atmosphère est ensuite restitué au sol lorsque les résidus végétaux se décomposent.
Cette visite a permis de mieux comprendre, sur le terrain, comment l’évolution des pratiques agricoles peut agir sur le carbone, les sols et la biodiversité.