accueil > Actu'agrifood > Nos actualités > [Article] Santé mondiale : l’obésité arrive en première place des 15 menaces majeures d’ici 2100
Une analyse publiée dans The Lancet met en lumière le poids potentiel de l’obésité dans les menaces sanitaires du XXIe siècle. Face à cet enjeu, la prévention ne peut se limiter à la prise en charge des maladies : elle suppose aussi de donner à chacun, dès l’enfance, les connaissances et les repères nécessaires pour comprendre son alimentation.
Quelles seront les principales menaces pour la santé mondiale au cours du XXIe siècle ?
C’est la question au cœur du commentaire « 21st century global threats to health are not what you think », publié le 10 octobre 2026 dans la revue scientifique The Lancet, qui présente les résultats d’une Commission consacrée aux grandes menaces sanitaires à venir.
Parmi les constats avancés, l’obésité occupe une place centrale. Selon les projections de la Commission, elle représenterait 23,1 milliards de DALYs potentiellement évitables cumulés entre 2025 et 2100.
Cet indicateur, utilisé en santé publique, permet d’évaluer la charge de morbidité en tenant compte des années de vie en bonne santé perdues en raison d’une maladie, d’une incapacité ou d’un décès prématuré. Il permet ainsi de mesurer les conséquences sanitaires potentielles d’un problème de santé à l’échelle d’une population.
Ces projections soulignent l’importance des stratégies de prévention à long terme. Si la prise en charge médicale reste indispensable, agir en amont constitue également un levier pour limiter les risques sanitaires futurs.
La prévention ne repose pas sur un seul levier. Elle implique notamment l’accès à une alimentation adaptée, l’environnement dans lequel les choix alimentaires s’effectuent et les connaissances dont chacun dispose pour comprendre ses habitudes.
Dans ce contexte, l’éducation à l’alimentation constitue un levier complémentaire de prévention. Elle permet de transmettre des connaissances sur les aliments, leur origine, leur production et leur préparation, mais aussi de développer la capacité à faire des choix éclairés.
Cet apprentissage gagne à commencer dès le plus jeune âge. L’enfance est une période importante pour découvrir les aliments, expérimenter de nouvelles saveurs, comprendre les étapes qui relient la production agricole à l’assiette et acquérir progressivement des repères alimentaires.
Apprendre à cultiver, à choisir, à goûter et à cuisiner participe à cette démarche. L’objectif n’est pas de dicter des comportements, mais de donner aux enfants les moyens de mieux comprendre ce qu’ils mangent et de construire leur propre rapport à l’alimentation.
Bien manger ne s’improvise pas. Ça s’apprend.
À l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, les projections présentées dans The Lancet rappellent l’importance des enjeux sanitaires à long terme. Elles invitent aussi à réfléchir aux moyens d’agir en amont, en faisant de l’éducation un élément de la prévention.
C’est également la question qui sera au cœur du prochain Forum Open Agrifood, organisé les 9 et 10 décembre 2026 à Orléans, autour du thème : « L’alimentation, un jeu d’enfant ? Et si c’était l’affaire de tous ? »
Pendant deux jours, les échanges porteront sur la place de chacun dans l’éducation à l’alimentation et sur les responsabilités des différents acteurs de la filière alimentaire.
Parce qu’apprendre à bien manger ne concerne pas uniquement les enfants, les familles ou l’école. C’est un enjeu collectif qui se construit à tous les échelons de notre alimentation.
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